Grimoire / R3.07 / Résumé

Réseaux d'accès

Cours de J. Toussaint (« Technologies d'accès ») : 3 h de cours, 2 × 2 h de TD, 1 h d'examen. Le réseau d'accès (ou boucle locale) est la partie du réseau opérateur qui relie l'abonné au premier site de l'opérateur.

Panorama des technologies d'accès

Les familles de technologies

FamilleTechnologies
CuivrePaire de cuivre « téléphonique », câble coaxial, (CPL Outdoor)
OptiqueFTTx
RadioBLR (WiMAX), 3G, 4G, 5G et variantes, satellite
MixtesFTTLA (fibre + coaxial)
  • Toutes ne sont pas commercialisées ; certaines seulement localement : CPL Outdoor, variantes FTTx, BLR.

Les technologies « cuivre » et leurs débits

Support / technologieDébit
Paire torsadée : téléphone analogiquevoix
RNIS128 kbit/s en accès de base, 2 Mbit/s en accès primaire
Modem V90 / V9256 kbit/s
Modem xDSLjusqu'à 20 Mbit/s en ADSL2+
Câble coaxialjusqu'à 100 Mbit/s
Courants porteurs (CPL)1 à 7 Mbit/s

Paire torsadée et xDSL

Architecture d'un accès xDSL (site Orange : NRA)

  • NRA : Nœud de Raccordement d'Abonnés, le central téléphonique où arrive la paire de cuivre.
  • Chez l'abonné : un filtre sépare le téléphone du modem xDSL.
  • La paire de cuivre arrive sur le répartiteur principal (salle répartiteur de France Télécom).
  • Un filtre au central sépare :
    • la voix → vers l'URAD (unité de raccordement d'abonnés, commutateur du RTC) ;
    • les données → par un câble de renvoi vers le répartiteur opérateurs.
  • Dans la salle de colocalisation opérateurs : répartiteur opérateurs → DSLAM → répartiteur optique → fibre optique vers le réseau de l'opérateur.
  • Le répartiteur opérateurs est le point frontière de responsabilité entre France Télécom et l'opérateur (dégroupage).
  • Services possibles sur la ligne : Internet, téléphonie sur IP, téléphonie analogique (RTC), IPTV.
  • Interface U : au niveau de la ligne téléphonique (entre la box et le DSLAM). Interface V : côté réseau de collecte (après le DSLAM).

Exemple de NRA (source ARCEP modifiée)

  • Central de Delille (DEL63, Clermont-Ferrand) : 26 000 lignes, zone dense.
  • Équipé ADSL, ReADSL, ADSL MAX, ADSL2+, VDSL2, TV d'Orange.
  • VDSL2 : débit descendant de 20 jusqu'à 100 Mbit/s sur les lignes de moins d'1 km.
  • Dégroupage : SFR, Free, Numericable, Bouygues, OVH (collecte) y ont leurs équipements.

Offres xDSL

  • Particuliers, « petits » professionnels : ADSL, ADSL2+, ReADSL2, VDSL2.
  • VDSL2 : seuls 14,5 % des lignes sont éligibles, soit 4,5 millions d'abonnés.
  • Débit et distance (sens descendant, source IDATE) : le débit chute avec la longueur de la ligne.
TechnologieDébit théorique max (≈ 0 km)Comportement
ADSL≈ 8-9 Mbit/sdécroît lentement
ADSL2+≈ 25 Mbit/s≈ 20 Mbit/s à 1 km
VDSL 8b≈ 50 Mbit/ss'effondre après 0,5 km
VDSL 17a≈ 100 Mbit/ss'effondre après 0,5 km ; au-delà d'1 km ≈ ADSL2+
  • Vers 4 km, toutes les technologies tombent à quelques Mbit/s.

À retenir : le VDSL2 n'a d'intérêt que sur des lignes courtes (< 1 km) ; au-delà, il n'apporte presque rien par rapport à l'ADSL2+.

  • Professionnels : les mêmes offres + SDSL (raccordement d'IPBX).
    • SDSL : nom d'une technologie propriétaire, utilisé aussi pour désigner HDSL, HDSL2, G.SHDSL.
    • Symétrique (même débit montant et descendant).
    • Souvent associé à une GTR (Garantie de Temps de Rétablissement).

Architectures protocolaires xDSL/FTTx

Contexte

  • La couche physique xDSL/FTTx est traitée dans le cours de Transmission.
  • Plusieurs « modèles » d'architecture protocolaire se sont succédé, développés par le Broadband Forum (historiquement DSL Forum), documents TR (ex. TR-101).

Les 7 profils protocolaires (interface U)

ProfilPile (de haut en bas)Nom courant
aIP / Ethernet / RFC 2684 / ATM / DSLIPoEoATM (dit IPoE)
bIP / PPP / PPPoE / Ethernet / RFC 2684 / ATM / DSLPPPoEoATM (dit PPPoE)
cIP / RFC 2684 / ATM / DSLIPoA
dIP / PPP / RFC 2364 / ATM / DSLPPPoA
eIP / Ethernet / DSL (ou FTTx)IPoE
fIP / PPP / PPPoE / Ethernet / DSL (ou FTTx)PPPoE
gEthernet / DSL (ou FTTx)Ethernet seul
  • Les profils a à d passent par ATM : obsolètes (mais encore utilisés).
  • Les options e, f, g : la couche physique permet l'encapsulation directe d'Ethernet (DSL ou FTTx).
  • a et e sont souvent appelées IPoE ; b et f sont souvent appelées PPPoE.

À retenir : PPPoA utilise la RFC 2364 ; les autres profils ATM utilisent la RFC 2684.

Deux types de DSLAM

  • DSLAM ATM : simple multiplexeur ATM.
    • Réseau de collecte ATM, QoS ATM.
    • N'existe plus en France.
  • DSLAM Ethernet :
    • Réseau de collecte Ethernet.
    • Se comporte comme un commutateur Ethernet.
    • Met en œuvre les VLAN (+ QoS Ethernet) et IGMP (multicast pour la diffusion de la vidéo). Fonctionnalités IP limitées.
  • Évolution vers les DSLAM IP : DSLAM Ethernet + davantage de fonctionnalités IP.

Plusieurs profils dans une même box

  • Plusieurs profils coexistent dans une même box, avec des fonctions, avantages et inconvénients différents.
  • Exemple : un profil pour surfer sur Internet, un autre pour la télévision, un troisième pour la téléphonie.
  • Sur le profil TV, on désactive la fonction routeur de la box, qui devient un « simple modem » (bridge mode) :
    • solutions PPPo… : c'est la Set-Top-Box qui gère PPP et les couches au-dessus ;
    • solutions IPo… : la Set-Top-Box reçoit une adresse publique fournie par l'opérateur.

PPPoE (1er modèle, TR-12 et TR-25)

  • Réseau de collecte Ethernet.
  • PPP (Point to Point Protocol) est utilisé pour :
    • AAA (Authentification, Autorisation, Accounting) via Radius ;
    • l'attribution de l'adresse IP ;
    • le cryptage et la compression.
  • Historiquement mis en place par France Telecom (ex. Livebox : identifiant de connexion fti/… + mot de passe).
  • Pile (box en mode routeur) :
    • PC : IP / Ethernet (LAN) ;
    • modem/routeur : IP / PPP / PPPoE / Ethernet / ADSL côté ligne ;
    • DSLAM : ADSL ↔ Ethernet ;
    • réseau de collecte Ethernet (OTN, cœur optique) ;
    • BRAS : IP / PPP / PPPoE / Ethernet côté collecte, IP / MPLS côté backbone (IP/MPLS, Carrier Ethernet / OTN, cœur optique).
  • BRAS (Broadband Access Server, aussi appelé Broadband Remote Access Server) = « serveur PPP » :
    • utilise un serveur Radius ;
    • affecte l'adresse IP de l'interface WAN du modem/routeur : soit le BRAS a sa propre plage d'adresses, soit il interroge un serveur DHCP.

IPoE

  • Réseau de collecte Ethernet.
  • Pas d'AAA.
  • Attribution de l'adresse IP par DHCP (la box est client DHCP).
  • Historiquement mis en place par Free (par exemple).
  • BNG (Broadband Network Gateway) : routeur IP, qui doit être capable :
    • soit de retransmettre les requêtes DHCP (DHCP relay) ;
    • soit d'y répondre lui-même (serveur DHCP).
PPPoEIPoE
Équipement de terminaisonBRASBNG
AuthentificationAAA via Radiusaucune
Adresse IPpar PPP (plage du BRAS ou DHCP)DHCP (relais ou serveur)
HistoriqueFrance TelecomFree

La fibre : FTTx, P2P et PON

FTTx : Fiber To The …

SigleJusqu'à
FTTDDesk (bureau)
FTTHHome (logement)
FTTBBuilding (ou Business)
FTTCCurb (trottoir)
FTTNNode
FTTLALast Amplifier
FTTOOffice
  • La fibre part du NRO (Nœud de Raccordement Optique) ; plus elle s'arrête loin de l'abonné, plus la partie « cuivre » est longue.
  • FTTN / FTTC : partie cuivre = paire torsadée téléphonique et xDSL, ou réseau « câble ». En FTTC, la partie cuivre fait moins de 300 m.
  • FTTB : fibre jusqu'à l'immeuble ; partie cuivre au choix : paire torsadée et ADSL, réseau câble, Wi-Fi, CPL outdoor (en théorie)…
  • FTTH : fibre jusqu'au logement ; « cuivre » seulement dans le logement : paire torsadée Ethernet, Wi-Fi, CPL indoor.

Équipements FTTH/FTTB/FTTC

  • Objectif : raccorder un OLT à un ONT / ONU / MDU.
  • OLT (Optical Link Terminal, aussi appelé Optical Line Termination) : dans le NRO.
  • ONT (Optical Network Terminal) : chez l'abonné (FTTH).
  • ONU (Optical Network Unit) : dans l'immeuble (FTTB).
  • MDU (Multi-Dwelling Unit) : au trottoir (FTTC), puis cuivre sur 250-700 m.
  • ODN (Optical Distribution Network) : le réseau de distribution optique entre OLT et terminaux (avec coupleurs).
  • FTTH : deux familles de déploiement : P2P et PON.

(E)P2P : Point à Point

  • (Ethernet) Point à Point passif.
  • Une fibre relie l'OLT à chaque abonné.
  • Portée jusqu'à 20 km.
  • Transporte des trames Ethernet.
  • Choix de Free (historiquement).
  • Commercialisé 1 Giga down / 200 Méga up (débit théorique 2,5 Gbit/s symétrique).

PON : Passive Optical Network

  • Portée jusqu'à 20 km.
  • Variantes :
    • GPON : déployé majoritairement en France (Orange, SFR) ;
    • NG-PON ;
    • EPON (plus ancien que GPON) ;
    • 10G-EPON (2010) ;
    • NG-PON2 (2015).
  • GPON (Gigabit PON, ITU G.984) :
    • soit 2,4 Gbit/s symétrique, soit 2,4 Gbit/s descendant et 1,2 Gbit/s montant ;
    • une partie du trajet est partagée par plusieurs abonnés (jusqu'à 64, voire 128) → débit abonné « jusqu'à 1 Giga » ;
    • portée maximale 20 km ;
    • utilise des coupleurs optiques (passifs) ;
    • transporte des trames Ethernet.

À retenir : en P2P, une fibre dédiée par abonné ; en GPON, une fibre partagée puis divisée par des coupleurs.

Architectures protocolaires en FTTH

  • P2P et GPON encapsulent des trames Ethernet.
  • On utilise donc les options e, f et g (en remplaçant DSL par P2P ou GPON).

Avantages / inconvénients

  • FTTH : très large bande passante, portée élevée, très bonne qualité de transmission ; mais prix élevé (génie civil, environ 1 000 €/prise).
  • FTTBusiness : exclusivement pour les entreprises : fibre dédiée, débit symétrique et garanti, GTR.

Comparatif fibre / cuivre

SupportBande passanteDistanceAtténuationImmunité EM
Paire torsadée 8/10100 MHz.km5-7 km7,9 dB/km à 300 kHznon (diaphonie, mise à la terre)
Fibre multimode OM44 700 MHz.km500 m max3 dB/km à 850 nmoui
Fibre monomode G652D> 10 GHz.km~100 km0,22 dB/km à 1 550 nm, 0,37 dB/km à 1 310 nmoui
  • Encombrement : un câble de 1 000 paires cuivre fait Ø 80 mm, un câble de 864 fibres fait Ø 18 mm.

GPON en détail

Duplexage en longueur d'onde (WDD)

  • Une seule fibre, deux longueurs d'onde :
    • sens descendant (OLT → ONT) : 1 490 nm ;
    • sens montant (ONT → OLT) : 1 310 nm.
  • Descendant : l'OLT émet toutes les trames (A, B, C) ; le coupleur les diffuse à tous les ONT ; chaque ONT ne garde que les siennes.
  • Montant : chaque ONT émet à un instant différent (t, t + δt) pour que les trames se suivent sur la fibre commune.

Ranging

  • Problème : les ONT sont à des distances différentes (d1 ≠ d2) du coupleur. Même en émettant à des instants différents, les trames peuvent arriver en même temps → collision.
  • Solution, pour chaque ONT :
    1. mesure du temps de propagation ;
    2. détermination de la date d'émission par l'OLT ;
    3. transmission de cette date à l'ONT.

DBA : Dynamic Bandwidth Assignment

  • Motivations :
    1. tous les usagers ne sont pas connectés en même temps ;
    2. connectés, ils ne transmettent pas en permanence ;
    3. la plupart du trafic arrive en rafales ;
    4. les besoins en QoS sont différents.
  • Mise en œuvre par le module DBA de l'OLT :
    1. il collecte en continu les rapports DBA (DBA Report) de tous les ONT ;
    2. il calcule en tenant compte des types de T-CONT et notifie à chaque ONT une attribution d'intervalles de temps (BW Map) ;
    3. les ONT envoient leurs données dans les intervalles attribués (time slots).
  • Résultat : la bande passante montante de chaque ONT est ajustée dynamiquement → meilleure utilisation de l'upstream.

Multiplexage : GEM et T-CONT

  • Trame GEM (GPON Encapsulation Mode) :
    • plus petite unité transportant le flux d'un service ;
    • tous les flux de services y sont encapsulés ;
    • les flux sont identifiés par des ports GEM, chacun ayant un identifiant unique ;
    • un port GEM identifie le canal d'un service entre OLT et ONT ; on lui associe souvent un VLAN.
  • T-CONT (Transmission CONTainer) :
    • conteneur des flux de services montants ;
    • chaque port GEM est mappé à un T-CONT ; un T-CONT peut porter un ou plusieurs ports GEM ;
    • les flux montants sont transmis selon la planification du DBA ;
    • chaque T-CONT est identifié par un Alloc-ID.
  • Hiérarchie : plusieurs services (VLAN) par port GEM, plusieurs ports GEM par T-CONT, plusieurs T-CONT par ONT.
  • Downstream : ports GEM seuls. Upstream : ports GEM regroupés dans des T-CONT.

Types de T-CONT

L'allocation dépend du type de T-CONT : 1, 2 ou 3 paramètres à configurer.

Bande passanteType 1Type 2Type 3Type 4Type 5
Fixe (réservée)XnonnonnonX
Garantie (« assured »)nonYYnonY
MaximumZ = XZ = YZ > YZZ ≥ X + Y
  • Exemple : T-CONT type 1 → fixer X et Z, obligatoirement égaux.
  • Type 4 : seulement un maximum (pas de fixe ni de garantie). Type 5 : les trois paramètres.

Cryptage

  • En GPON, les données descendantes sont transmises à tous les ONT : un ONT non autorisé pourrait lire les données des autres.
  • Solution : chiffrement AES-128 (Advanced Encryption Standard 128).

FEC (Forward Error Correction)

  • Code Reed-Solomon : 16 octets de contrôle ajoutés à 239 octets de données.
  • Réduit la bande passante utile mais diminue les retransmissions.
  • Particulièrement utile pour la téléphonie (pas de retransmission possible).
  • Détecte et corrige des erreurs sur plusieurs octets → gain de 3 à 4 dB sur le budget optique.

Protection

  • Exemple : protection de type C : chaque ONU a un port de travail et un port de protection, reliés à deux coupleurs différents, eux-mêmes reliés à deux ports PON de l'OLT (lien de travail + lien de protection).

Triple Play, QoS et 802.1p/Q

Triple Play

  • Faire passer à la fois : Internet « classique » (web, tchat…), ToIP, TV (streaming).
  • Nécessite de la QoS.
  • Problème : hétérogénéité des matériels et technologies sur le chemin (LAN, paire torsadée, réseau de collecte IP/MPLS/Gigabit Ethernet ou ATM, BRAS, cœur IP/MPLS, plates-formes de service IPTV/ToIP).

Technologies de QoS

NiveauMécanisme
Ethernet 802.1pchamp PCP (Priority Code Point, 3 bits, aussi appelé Class of Service)
IPchamp DSCP (Differentiated Services Code Point, 6 bits)
MPLSTraffic Engineering
Équipementsmécanismes propres à chacun
FTTH G-PONDBA (Dynamic Bandwidth Allocation)
  • Pas de technologie unique de bout en bout → chaque passerelle doit « mapper » la politique d'un côté sur celle de l'autre.
  • Exemple : le BRAS mappe la QoS Ethernet sur le Traffic Engineering MPLS.

Mise en œuvre simplifiée (très utilisée)

  • On ne priorise que sur la boucle locale :
    • flux descendants : priorisation par le DSLAM ;
    • flux montants : priorisation par la box.

Trame 802.1p/Q (annexe)

  • But : VLAN et QoS.
  • Trame : @MAC dst | @MAC src | TAG | Len/EthType | Data | FCS.
  • TAG (32 bits) = TPID (16 bits, 0x8100) + TCI (16 bits) :
    • PCP (3 bits) : classe de service ;
    • DEI (1 bit) : Drop Eligible Indicator ;
    • VID (12 bits) : VLAN Identifier.
PCPPrioritéAcronymeTrafic
10 (la plus basse)BKBackground
01BEBest Effort
22EEExcellent Effort
33CACritical Applications
44VIVidéo, < 100 ms de latence et gigue
55VOVoix, < 10 ms de latence et gigue
66ICInternetwork Control
77 (la plus haute)NCNetwork Control

À retenir : piège classique : PCP 1 (Background) est moins prioritaire que PCP 0 (Best Effort).

Collecte Ethernet et 802.1ad (QinQ)

Option a : IPoEoATM avec collecte Ethernet

  • Chaîne : PC → modem/routeur (IP / Ethernet / RFC 2684 / ATM / DSL) → DSLAM avec IWF → réseau de collecte Ethernet → BNG (IP / 802.1ad / Ethernet) → backbone IP/MPLS.
  • RFC 2684 (ancienne version : RFC 1483, encore utilisée par certains) : encapsulation LLC ou VCMUX.
  • 802.1ad : VLAN stacking.
  • IWF (InterWorking Function) : ensemble des fonctions pour interconnecter deux réseaux : conversion de format de trames, mécanismes d'adressage… Le DSLAM convertit ATM/RFC 2684 en Ethernet 802.1ad.

Option b : PPPoEoATM avec collecte Ethernet

  • Même principe, avec PPP / PPPoE au-dessus d'Ethernet dans la box ; le DSLAM (IWF) passe en Ethernet 802.1ad ; terminaison au BRAS (IP / PPP / PPPoE / 802.1ad / Ethernet).

802.1ad : « QinQ »

  • Plusieurs tags VLAN dans une seule trame Ethernet.
  • Usages :
    • Ex. 1 : une entreprise fait passer ses propres VLAN (C-VLAN, Customer VLAN) dans un unique VLAN opérateur (S-VLAN, Service VLAN) ;
    • Ex. 2 : faire passer les C-VLAN de plusieurs entreprises dans le même S-VLAN.
  • Tag opérateur = Outer Tag ; tag client = Inner Tag.
  • Exemple (Clermont-Ferrand ↔ Lyon) : VLAN société A = 322, société B = 849, opérateur = 697 :
    1. trame de A avec tag 0x8100 … 322 ;
    2. dans le réseau opérateur : 0x9100 … 697 (outer) + 0x8100 … 322 (inner) ;
    3. à la sortie, le tag opérateur est retiré : retour à 0x8100 … 322.
  • En accès : un C-VLAN transporte le flux d'un service chez un client → potentiellement plusieurs C-VLAN par client (Triple Play).
  • Exemple Livebox 5 : VoIP (protocole SIP) sur VLAN 832 ; TV : VLAN 840 (chaînes, zapping), VLAN 832 (vidéo à la demande).

Réseau câblé et technologies hertziennes

Le réseau câblé

  • Plan câble (années 80) : au départ uniquement la TV ; puis mise en œuvre d'une voie retour : Internet, TV interactive, téléphone…
  • Principe : tête de réseau → fibre optique (réseau de transport) → centre de conversion et de distribution (armoire) → câble coaxial (réseau de distribution) → foyer (modem câble, décodeur TV).
  • FTTLA (SFR) : fibre jusqu'au dernier amplificateur, puis coaxial.
  • Avantages : bon rapport performances/prix, haut débit.
  • Inconvénients : réservé aux villes équipées, bande passante partagée.

Technologies hertziennes

TechnologieDébit / caractéristiques
BLR (boucle locale radio), ex. WiMAX (802.16)—
Satellite20-26 Mb/s down, 2-6 Mb/s up, volume limité, latence ≈ 600 ms (contre 50 ms en ADSL/fibre)
GSM9,6 kbit/s
GPRS20-40 kbit/s
UMTS< 2 Mbit/s
4G, 5Gvues en TR3a
Wi-Fi 802.11a, b, h…11 à 54 Mbit/s, n'offre qu'une interface IP
Faisceau hertzien2 à 155 Mbit/s
  • Liaisons point à point ou point-multipoint.
  • Bandes de fréquences : 3,5 GHz, 36 GHz, etc.
  • Avantages : pas de génie civil → un nouvel opérateur atteint plus facilement le client final ; hauts débits.
  • Inconvénients : ondes facilement perturbables (pluie…, selon la fréquence), transmission en vue directe, portée limitée (2 à 10 km).